Entreprises

Les entreprises mosellanes dans la voie d’accélération de la sobriété énergétique

Ce jeudi 6 octobre, le gouvernement présente officiellement son plan de sobriété énergétique, visant à consommer moins et à anticiper l’hiver menacé par les pénuries d’énergie. En parallèle des incitations appelant à la bonne volonté individuelle et collective et les moyens plus restrictifs, les entreprises peuvent se mobiliser par des pratiques de bons sens. Elles sont quelque 60 000 en Moselle, c’est à elles de jouer le jeu et d'impliquer leurs salariés. Invariablement, une consommation non adaptée à la période délicate qui s'annonce aura un effet boomerang pour les trésoreries avec une explosion du montant des factures.

Le réglage à une température adaptée des locaux de travail est un vecteur essentiel des économies d'énergie.
Le réglage à une température adaptée des locaux de travail est un vecteur essentiel des économies d'énergie.

Pour une entreprise, se mobiliser dans une démarche de sobriété et d’efficacité énergétique lui ouvre les portes d'un large éventail de solutions. Des premiers pas simples et concrets jusqu’aux diagnostics de «chasse au gaspi». Avant même de s’engager dans un audit et l’élaboration d’un plan d’action de sobriété énergétique, les entreprises peuvent d’ores et déjà mettre en œuvre des premières actions simples, rapides et sans investissements importants qui auront un effet sur la réduction de leur consommation. On commencera par le poste éclairage : éteindre l’éclairage intérieur des bâtiments lors des périodes de fermeture et réduire l’éclairage extérieur des bâtiments, notamment publicitaire (l’éteindre au plus tard à 1 h du matin conformément à la réglementation), améliorer son efficacité en déployant des LED ou des éclairages basse consommation ainsi qu’une gestion en fonction de la présence.

Surveiller sa boîte mails

Second poste énergivore, le numérique. Il est omniprésent dans notre quotidien professionnel. Ici, on veillera à réduire la consommation des appareils informatiques (paramétrer la veille des ordinateurs, à éteindre complètement les écrans la nuit, à mettre en place une gestion optimisée du fonctionnement des serveurs informatiques), à limiter le nombre d’équipements (nombre d’écrans, taille de ces écrans, puissance du matériel informatique par rapport au besoin), à optimiser les usages (moins de vidéos), à réduire ou stopper les systèmes audiovisuels non indispensables, tels que les projecteurs ou écrans des halls d’accueil ou des cafétérias. En sachant par ailleurs qu’un ordinateur portable consomme 50 à 80 % de moins qu’un poste fixe. À surveiller : l’usage du courrier électronique. Il s’agit d’éviter d’envoyer des pièces jointes trop lourdes, de limiter le nombre de destinataires, de ne pas trop stocker de messages, de trier et nettoyer régulièrement sa boîte de messagerie.

19°C sur les lieux de travail

Dernier poste primordial, le chauffage. Températures ambiantes conseillées en période hivernale : 19°C pour les pièces occupées, 16°C hors période d’occupation, 8°C si les lieux sont inoccupés plus de deux jours. Un degré de différence peut correspondre à 7 % de consommation d’énergie en moins. Ce ne sont là que quelques exemples parmi d’autres pratiques dans la sphère travail. On l'a vu durant la crise pandémique L'appel incitatif quant au télétravail ou l'application des mesures sanitaires a parfois été aléatoire. Ici, l'enjeu pour le chef d'entreprise est autre : sa facture énergétique. Même avec les mesures ciblées pour amortir ce choc, pas certain que les trésoreries des TPE-PME locales résistent à une explosion des montants à payer. D'où, le vieil adage, «mieux vaut prévenir que guérir». Ce, dès maintenant.

Pour impliquer ses salariés :

Les sensibiliser aux coûts du gaspillage et aux enjeux de l’efficacité énergétique.

Les inciter à réduire l’impact environnemental de leur déplacement via covoiturage, les mobilités douces, les transports en commun.

Établir de bonnes pratiques pour éteindre les équipements non utilisés en fin d’utilisation journalière ou le week-end.

Mettre en place le télétravail, lorsque c’est possible, pour permettre de contribuer à la réduction des consommations de carburant, ou de chauffage.