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Hauts potentiels, neuro-atypiques : entre singularité et atouts pour l’entreprise

Dans le cadre de ses Matinales d’Expertise, Myreseau met la lumière sur les profils hauts potentiels et neuro-atypiques. Souvent méconnus, ils peuvent s’avérer un vrai atout pour une entreprise. Rendez-vous au Cescom le mercredi 7 février.

La particularité haut potentiel est une singularité à mieux connaître.
La particularité haut potentiel est une singularité à mieux connaître.

Pour définir une personne au profil neuro-atypique, il n’existe pas vraiment de définition. Sous ce terme se dévoilent d’autres mots comme «haut potentiel intellectuel», «surdoué», «multipotentialiste», «TDAH» (troubles du déficit de l’attention/hyperactivité), «autisme», «dys-» (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie). Ces variantes neurologiques représentent presque 10 % de la population. Des profils considérés comme atypiques car leur fonctionnement cérébral est différent de ceux qu’on appelle les neurotypiques. On trouve peu de profils neuro-atypiques en entreprise en France. En revanche, leur nombre va croissant à la tête de start-up. Certains multipotentiels s’avèrent également trop efficaces par rapport à leurs collègues, ce qui génère souvent un décalage et un jugement faussé. Ce qui les dessert n’est pas leur absence de compétences, mais le contraire : le fonctionnement traditionnel d’une entreprise les freines, d’où des difficultés d’adaptation et relationnelles.

Trouver sa place

Pourtant, ces profils neuro-atypiques sont des talents importants pour les entreprises qui sauront les manager et les laisser s’épanouir dans leur travail. Un haut potentiel en entreprise est doté d’une surdouance. Il existe deux types de HP : le haut potentiel émotionnel (HPE) et le haut potentiel intellectuel (HPI) au quotient intellectuel supérieur ou égal à 130. Pour équilibrer leur hypersensibilité, impulsivité et sentiment d’ennui au travail, ils auront besoin d’être suffisamment stimuler et challenger, au travers de missions avec du sens dans leur cadre professionnel. Quand le salarié neuro-atypique trouve sa place dans l’entreprise, c’est un atout pour celle-ci. Elle a alors en son sein un collaborateur capable de faire des liens entre des domaines divers, de trouver des solutions auxquelles d’autres n’auraient jamais pensé, possédant des compétences adaptées au numérique, à l’innovation, à la technologie, grâce à son mode de pensée structuré et logique. Créatif, de bonne mémoire et de concentration, le profil neuro-atypique s’adapte facilement aux transformations de l’entreprise. On l’a vu, il travaille vite, parfois trop. Ses sens peuvent être exacerbés.

Mieux connaître les HP au Cescom

Ces multipotentiels, malgré leur intelligence émotionnelle et leur empathie, ne savent pas toujours se comporter avec les autres et sont parfois trop francs et brusques dans leur façon de parler. Ce qui passera pour «un ego surdimensionné» est en fait une simple manière de vouloir rectifier une erreur ou d’apporter des précisions. Dans une entreprise, les autres salariés doivent donc être accompagnés et sensibilisés à ces profils, pour mieux appréhender leurs réactions et réussir à travailler ensemble. Lors de l’une de ses Matinales d’Expertise, Myreseau de Metz Techno'pôles va se pencher sur ces hauts potentiels et neuro-atypiques. Rendez-vous le mercredi 7 février, de 8 h 15 à 10 h, au Cescom de Metz. La session sera animée par Yolande Pagelot, formatrice à l’Institut des Neurosciences Appliquées, coach certifié en Neurosciences, spécialisée dans l’accompagnement des hauts potentiels. Participation gratuite.

. Renseignements, inscriptions avant le 6 février sur : https://www.billetweb.fr/matinale-dexpertise54