Gazettescope

Gazettescope : j'emmène mes collègues dans ma valise ?

C’est une tendance de notre époque hyperconnectée et carburant au stress. La frontière entre notre vie professionnelle et notre vie privée est de plus en plus mince. On commande ses colis personnels au bureau où l’on commande ses billets d’avion pour une prochaine villégiature, pendant que l’on répond à nos mails du travail durant le petit-déjeuner en famille. De là partir en vacances avec ses collègues, il n’y a qu’un pas. Cap ou pas cap ? On a testé pour vous les atouts et les inconvénient de la formule.


Vos collègues sont brillants, drôles, cultivés, polis, serviables, d’humeur égale et, de plus, agréables à regarder ! Conclusion, vous n’avez aucune raison, mais vraiment aucune, de vous priver de leur compagnie durant vos congés, estivaux de surcroît. Dans un autre contexte que celui du bureau, vous pouvez même leur découvrir des qualités que vous ne leur soupçonniez même pas. Comme des talents en cuisine ou un vrai don pour animer des jeux à l’apéro ou rendre une soirée inoubliable. On vous le dit : vos collègues sont formidables. D’autant qu’en les emmenant dans vos valises, la rentrée aura comme un goût de vacances, et, invariablement, les sujets de conversation iront au moins jusqu’à la Toussaint. Dans un tel panorama, il y a toujours le yin et le yang. En somme, le positif et le négatif. Car, les vacances avec les collègues, ce n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Loin de là… On n’oublie donc le monde d’Alice au pays des merveilles, pour se pencher sur la réalité. La vraie, celle éprouvée à l’expérience du terrain. Premier argument contre, il est de taille. En partant en vacances avec vos collègues, c’est l’assurance de ne pas faire cette coupure mentale avec le travail. Les congés entre voisins de bureau, pas le top. Non seulement, vous allez forcément parler de travail entre deux verres de rosé. Partager une partie de son intimité, de son jardin secret, entre deux merguez et chipolatas, ce n’est pas une bonne idée. Car, à la rentrée de septembre, les vacances viendront alimenter les bruits de couloir de l’entreprise et se transformeront en théâtre des commérages. On pourrait se gausser de vos goûts littéraires, de la façon dont vous parlez à votre moitié… On l’avoue, on force ici un peu le trait. Mais, comme dit l’adage, «mieux vaut prévenir que guérir». N’oublions pas l’essentiel : les vacances, c’est fait avant tout pour décrocher du boulot !