La rentrée mobilisatrice de la CPME Moselle

Matthieu Hornet, président du club des jeunes entrepreneurs, et Fabrice Genter, président des CPME et CCI Moselle.

La CPME Moselle a fait sa rentrée dans le cadre de son Club Jeunes Entrepreneurs. Autour de leur président Fabrice Genter, intervenant sur la reprise de l’activité économique dans le contexte sanitaire actuel, plusieurs administrateurs de la CPME ont apporté leur vision et leur expertise devant les jeunes chefs d’entreprise. Une matinée offensive et pragmatique.

C’est davantage qu’un symbole, assurément un message porteur d’avenir, et un contre-pied certain au climat anxiogène souvent excessif véhiculé ci et là. La CPME Moselle a effectué une rentrée tonique dans les locaux de la Fédération du BTP 57, dans le cadre de son club jeunes entrepreneurs. Le président de ce dernier, Matthieu Hornet, a ouvert ce temps d’échanges et de débats, avec des mots volontaristes. Le leitmotiv de son propos : «Les jeunes ont un rôle à jouer dans le contexte actuel où toutes les cartes sont rebattues.» Solidarité, bienveillance et liens entre les générations d’entrepreneurs ont été au cœur de son discours inaugural. «Nous avons besoin de l’expérience des plus anciens», a-t-il réaffirmé. Fabrice Genter lui a ensuite succédé à la tribune. Le président des CPME et CCI de Moselle sait trouver le vocabulaire approprié pour mobiliser son auditoire, dans le rôle fédérateur qui est le sien, faisant le bilan de la situation liée au coronavirus : «Nous sommes au pied du mur. Dans l’entreprise, le responsable c’est le chef d’entreprise.» Fabrice Genter interviendra de la sorte lors de cette matinée suivie par une assemblée réceptive. Il a insisté sur des éléments majeurs du rebond économique et de la co-construction du monde d’après. Car, comme cela l’a été rappelé à maintes reprises, l’après Covid ne ressemblera en rien à ce qui l’avait précédé. Dans son analyse et son argumentaire, Fabrice Genter évoquait «cet héritage de plusieurs décennies à travailler ensemble, permettant sur nos territoires de résister à la crise» et «ce nerf de la guerre qu’est l’anticipation.»

La région aux Trois Frontières, chance pour le rebond

Tour à tour, plusieurs intervenants se sont succédé, entre panorama et perspectives, dans leurs champs d’évolution respectifs, dessinant un paysage forcément bouleversé dans le commerce, le BTP, les services, l’industrie. Jacqueline Schneider (directrice de la BPALC), Samuel Lorin (secrétaire général de la Fédération BTP Moselle), Martial Pidolle (directeur général de Car Avenue et président du Conseil national des Professions Automobiles de la Moselle) et Nadège Risse (dirigeante de Joints Vulcanisation Caoutchouc) ont livré leur expertise et tracé des pistes de travail pour le court terme et pour affronter pied à pied  la bataille socio-économique engendrée par cette crise inédite dans sa forme et dans ses conséquences encore incertaines. Repenser beaucoup de process, prendre le virage du digital, compter sur les jeunes diplômés et sur l’apprentissage, si propice aux métiers épanouissants et aux réelles  évolutions de carrière : autant de clés pour l’avenir. Fabrice Genter revenait sur les potentialités de notre région aux Trois Frontières, persuadé «qu’au cœur de la crise du Covid existaient les capacités de rebond et d’innovation.» En conclusion à cette rentrée ayant montré toute l’énergie et les solutions synergiques de la CPME 57, Matthieu Hornet, résumait finalement le ton et surtout l’état d’esprit des dirigeants d’entreprises, communautés humaines, en Moselle comme en Lorraine: «Maintenant, il faut y aller !»

Laurent SIATKA