Le baromètre de la filière forêt-bois Grand Est

Début avril, 16 % des entreprises de la filière forêt-bois Grand Est fonctionnaient normalement. Début juin, elles étaient 58 %.

Une enquête de conjoncture menée du 6 avril au 22 juin, émanant des professionnels de la filière forêt-bois, des services de l’État et de la Région, a été rendue publique. Fibois Grand Est, en partenariat avec France Bois Régions, dresse un panorama de la situation des entreprises de la branche dans le cadre de la crise.

L’étude menée sur huit semaines a permis de suivre au jour le jour l’adaptation des entreprises à la crise et leur reprise progressive à partir du 11 mai. Il s’agit, en large majorité de TPE, de zéro à dix salariés, à 64 % des répondants, dans une diversité d’activités, l’exploitation forestière venant en tête. Lors de l’enquête du 22 juin 2020, 83 % des entreprises interrogées ont déclaré qu’elles ne pensaient pas avoir recours au chômage partiel dans les prochains mois. Elles sont 12 % à penser qu’elles devront garder leurs salariés au chômage partiel. 5 % à estimer qu’elles devront recourir à ce dispositif au moins partiellement. 50 % des répondants estiment qu’ils n’auront pas de difficultés de trésorerie dans les mois futurs. Les 50 autres % demeurent peu confiants en l’avenir, avec des trésoreries en souffrance immédiatement ou à court terme.

Relancer la filière

86 % n’envisagent pas de licenciements économiques d’ici à 3 mois. 5 % y pensent et 9 % ne se sont pas positionnées à ce stade. Pour la relance de la filière, une palette de solutions est décrite : transition écologique, soutien de l’ameublement, création d’emplois, soutien aux activités forestières et aux entreprises de la filière forêt et bois, autorisation des provisions pour investissements à venir, lutte contre l’export des grumes, soutien du bois énergie. Le levier restant le plus important à actionner est celui de la reprise de l’activité des clients. Le rétablissement des approvisionnements et des transports sont des besoins importants. La préoccupation liée à l’hygiène des collaborateurs diminue au fil des semaines. Les mesures sanitaires s’installant désormais dans la norme et le quotidien.

Laurent SIATKA